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Rome ou une balade dans le virtuel

Cela fait un moment que la réalité virtuelle, et j’étais du coup assez curieux de la tester pour me faire une opinion. Et c’est ce que j’ai enfin pu faire tout récemment. Le week-end dernier, j’ai en effet assisté à un incentive à Rome où j’ai fait mes premiers pas dans cette réalité. Et si j’ai pu apprendre quelque chose lors de cette séance, c’est que la VR va s’imposer dans tous les foyers d’ici quelques années. Parce qu’dès lors qu’on l’a expérimentée, il semble très difficile de se contenter d’un écran plat ; cela reviendrait à échanger un smartphone dernier cri à un téléphone à cornet. Entre le casque qui procure une aventure totale, et les écrans normaux , c’est vraiment rien à voir. Il me semble essentiel de rappeler que la réalité virtuelle va encore fortement évoluer. Ce qui ne l’empêche pas d’offrir une expérience carrément extraordinaire. J’imagine ce qu’elle va donner d’ici trois-quatre ans, lorsque la technologie sera parfaitement rôdée ! Qui plus est, celle-ci ne restera vraisemblablement pas reléguée aux jeux vidéos. D’après moi, elle sera pratiquée au quotidien. Les incrédules prétendront que je me fais des films, et ils s’obstinent à croire que le public rechignera à s’extraire hors du monde réel. Je serais prêt à parier que ce sont les mêmes qui ne pensaient pas que les gens joueraient un jour à de petits jeux sur leur téléphone. Le combo ultime sera vraisemblablemnet un combo VR / RA. Mais ce qui compte, c’est que cette VR va croître dans les années qui viennent, et nous nous aurions tout à gagner à nous pencher sur elle dès aujourd’hui. Parce que tout comme le smartphone à ses débuts, elle va radicalement réinventer notre rapport au monde ! Au passage, cet incentive à Rome m’a fait un bien fou : j’ai tout particulièrement aimé la soirée VR était vraiment réussie. Voilà l’agence qui l’a planifié, si vous désirez voir quelques photos.Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du site internet sur voyage séminaire à Rome qui est très bien fait sur ce thème.

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Ce n’est pas un SUV

Pendant des années, Ferrari s’est moqué de l’idée de suivre les traces d’autres constructeurs exclusifs en créant un VUS. Des sociétés comme Lamborghini, Bentley, Rolls-Royce et autres sociétés rivales étaient désespérément à la recherche du marché, à tel point que tant de gens chez Ferrari affirmaient ne jamais en construire un. Le chef du design, Flavio Manzoni, est allé jusqu’à dire que ceux qui ont poursuivi les ventes de SUV ont fait preuve d’un «manque de courage». Ce n’est qu’en 2016. C’est pourquoi le regretté PDG Sergio Marchionne a fait les gros titres de la presse au début de l’année en révélant que le constructeur le plus célèbre au monde de machines ultra-performantes envisageait effectivement un nouveau véhicule qui, pour le passionné, ressemble énormément à un véhicule utilitaire sport. Le décès prématuré et choquant de Marchionne en juillet n’a rien fait pour faire échouer ces projets. Bien au contraire, à mesure que les détails de la voiture se matérialisent. Tout d’abord, cette machine mystère a maintenant un nom: Purosangue, ou pur-sang. Étant donné que Ferrari n’a pas d’histoire avec aucun camion. véhicule, il est clair qu’il espère insuffler un surnom à la lignée avec le surnom. Lors de la journée des marchés financiers chez Ferrari, la discussion sur la capitulation des VUS a été l’une des plus difficiles et des plus conflictuelles de la conférence. Le nouveau PDG Louis Camilleri ne voulait même pas prononcer le terme SUV. «Cela ne va tout simplement pas bien avec notre marque et tout ce qu’elle représente», a-t-il déclaré en bougeant de siège. «En tant que Ferrarista inflexible, j’ai été un peu sceptique lorsque le concept a été exprimé pour la première fois au conseil. Après avoir vu le magnifique concept, les caractéristiques extraordinaires… Je suis un partisan extrêmement enthousiaste… C’est pourquoi ce véhicule que nous produirons sera unique à bien des égards et redéfinira les attentes. ” Après avoir réclamé des chiffres et des modèles comparables, ce que la société a bien sûr refusé de divulguer, le PDG a admis: «Je déteste avoir entendu un« VUS »dans la même phrase que Ferrari», et le véhicule est «quelque chose que vous n’avez jamais vu auparavant alors ne le donne pas sigles.  » Camilleri a peut-être un faible goût pour les acronymes, mais il ne craint pas d’en utiliser un autre pour décrire son non-SUV: GT. Ce qui signifie que Ferrari installe la Purosangue dans sa famille Gran Turismo. Et c’est la raison pour laquelle Ferrari prévoit une forte croissance pour le pilier GT, tout en laissant la porte ouverte à des «extensions de produits supplémentaires». Mais n’ayez crainte, incrédules et puristes. Les mots de Camilleri ne doivent pas être lus comme pessimistes, mais plutôt sceptiques. Cela signifie que Ferrari ne reposera pas tant que son offre exaltée n’aura plus d’égal sur le marché. Ils promettent l’élégance, la polyvalence et une dynamique de conduite exaltante, en plus d’une accessibilité révolutionnaire et d’un confort ultime. Autrement, peu de détails concernant le coût ou le groupe motopropulseur ont été partagés, mais étant donné l’explosion des ventes de VUS de luxe, il est raisonnable de présumer que l’offre à venir de la société fera pour les ventes de Ferrari ce que le F-Pace a fait pour Jaguar, le Cayenne pour Porsche et le constructeur. Bentayga a fait pour Bentley. Et depuis Ferrari prédit que d’ici 2022, 60% de ses ventes seront des hybrides. On peut en déduire que la Purosangue en fera partie.

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Dieselgate, encore

Vous vous souvenez de l’affaire du dieselgate de Volkswagen ? Je crois que personne n’a oublié cette histoire de moteurs truqués pour berner les consommateurs et les contrôles anti-pollution. Mais il se pourrait bien que ce scandale, qui a sérieusement écorné l’image de la qualité allemande, soit petit en comparaison de celui qui vient. Récemment, un incentive à Bruxelles m’a donné l’occasion de discuter automobile avec d’autres personnes, et nous étions tous d’accord pour dire que celui-ci était cent fois pire : parce que cette fois, il impacte tous les fabricants automobiles outre-Rhin !
Selon certains, c’est même le plus grand scandale économique de l’Allemagne d’après-guerre : les entreprises automobiles allemandes auraient établi depuis les années 90 un puissant cartel pour s’entendre entre eux sur les prix et le choix des équipementiers. L’ensemble de l’industrie automobile allemande (à savoir : Volkswagen, Daimler, BMW, Audi et Porsche) aurait ainsi mené plus de mille réunions clandestines, et ce sur les cinq dernières années seulement ! Cette collaboration secrète leur aurait permis de se préserver soigneusement de la concurrence. Le cartel aurait même refusé qu’y participe des constructeurs étrangers !
C’est Volkswagen qui a révélé ces pratiques de longue date. Cette divulgation peut sembler sidérante a priori, mais c’est au contraire un choix tout stratégique : dans ce genre d’affaire, celui qui dénonce cette entente bénéficie en effet automatiquement d’une procédure de clémence. La firme espère ainsi éviter une nouvelle amende après celle de plus de 22 milliards de dollars écopée avec le dieselgate en Amérique. Quoi qu’il en soit, c’est un sacré revers pour l’Allemagne. L’industrie automobile est le porte-drapeau du pays, et un modèle pour de nombreux constructeurs. Mais peut-être est-il temps de mettre ces évidences au passé…
Quoi qu’il en soit, cet incentive m’a bien plu. Si vous ne connaissez pas bien la destination, je vous invite à découvrir. Je vous mets en lien l’agence qui a monté l’événement, si vous voulez avoir une idée de ce qu’on peut faire sur place. Davantage d’information est disponible sur le site de l’organisateur cette activité incentive à Bruxelles. Suivez le lien.

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Un voyage intérieur

On en revient encore et toujours au smartphone, véritable couteau suisse du voyageur nomade. Présentée à Munich en mars dernier, l’application Smile de Lufthansa esquisse le voyage du futur avec une offre de 80 services à la carte qui seront accessibles via le téléphone du voyageur. “La nouvelle application va anticiper les attentes de nos passagers et leur offrir une totale indépendance dans leurs choix, indique Annette Mann, responsable des services clientèle du transporteur allemand. Nos enquêtes constatent que le passager d’aujourd’hui souhaite bénéficier d’un lien technologique, d’un service personnalisé, mais avec une autonomie de décision, raconte-t-elle. Cela correspond aussi à une érosion du produit tel que défini par les classes de voyage. Un passager peut par exemple voyager en affaires sur du long courrier et poursuivre son voyage en classe éco. 37La corruption est perçue par les policiers et les transporteurs comme un acte de solidarité et de survie. Le policier qui perçoit l’argent estime que son acte permet au transporteur de continuer à travailler afin de maintenir son commerce. De même, les chauffeurs et apprentis estiment que leurs transactions avec les policiers permettent à la fois de venir en aide à ces derniers et, aussi, de maintenir leurs activités. La réalité qui en découle, ce sont les retombées socio-économiques de cette pratique sur le bien-être financier de ces personnes. 38Tout au long de nos investigations, il est ressorti qu’au-delà des justificatifs à caractère social (solidarité, entraide, reconnaissance, etc.) les retombées financières se présentent comme une des raisons de la persistance et de la généralisation de la corruption. 39Ainsi, la corruption permet aux transporteurs (propriétaires, chauffeurs et apprentis) d’avoir des revenus qui leur permettent de se prendre en charge. 41À ces acteurs on peut ajouter l’analyse de Jean-François Médard qui fait ressortir le caractère redistributif des gains de la corruption et en justifie son impact sur la pauvreté. « Mais l’intérêt de cette corruption échange-social est qu’elle assure une certaine redistribution. Election présidentielle oblige, Michel Onfray revient également sur le paysage politique français qui a, selon lui, «perdu le sens de l’honneur». En outre, il estime qu’un Jean-Luc Mélenchon et une Marine Le Pen ne pourraient gouverner différemment. Ni «islamo-gauchiste», ni «islamophobe», il revendique une vision athée, l’esprit d’une «gauche libertaire» qui se doit de refuser l’idée reçue, en Occident, selon laquelle le «libéralisme est l’horizon indépassable du politique». Reste-t-il chez lui une lueur d’optimisme pour notre ère ? Peut-être, mais la tâche lui semble ardue face à «25 ans de déculturation par l’école et le journalisme mondain télévisuel dominant» qui ont «éteint le génie populaire». Pour notre civilisation qui serait en phase terminale, il ne reste, selon Michel Onfray, qu’à s’efforcer de disparaître debout et avec élégance. En élevant le débat. En parlant à l’intelligence des citoyens. L’AFA a lancé, en partenariat avec les associations d’élus locaux et le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), une enquête en ligne auprès de 110 000 élus locaux et agents territoriaux. Elle portait sur la connaissance des atteintes au devoir de probité ainsi que sur les mesures de prévention prises par les entités publiques locales. En revanche, les entités du service public local ne déploient pas toujours les mesures susceptibles de prévenir ces infractions. Les mesures générales d’intégrité récemment imposées par la loi n’ont pas encore été totalement déployées : 21,1% seulement des entités disent disposer d’un référent déontologue et 14,3% ont mis en place un dispositif de recueil des alertes internes. Par ailleurs, les mécanismes dont l’efficacité anticorruption a été éprouvée dans d’autres secteurs sont encore peu utilisés. Si l’on parle de prestations sociales, l’argument ne tient pas. La sécurité sociale gère des assurés ; la plupart sont français et si les étrangers en bénéficient aussi, c’est pour la bonne raison qu’ils paient des cotisations, au même titre que les nationaux. Nul privilège dans ce système. Les deux seules prestations sociales spécifiques dont les étrangers bénéficient sont l’AME, qui permet de se faire soigner même si l’on est sans-papiers et le logement d’urgence prévu pour les immigrés. Mais les sommes engagées sont faibles en regard des masses financières de notre système social (même si elles portent sur plusieurs milliards). Michel Onfray veut-il supprimer ces deux types de prestation ? Si oui, qu’il le dise, au lieu de jeter un discrédit général sur la sécurité sociale, accusée de maltraiter les nationaux au profit des étrangers. On verra alors un philosophe venu de l’extrême gauche refuser qu’on soigne les sans-papiers. Onfray est-il sur cette position ? Ou bien se cantonne-t-il dans des généralités approximatives qui créent autour du FN un environnement favorable ? L’un des membres de la rédaction n’a pas vraiment apprécié le dernier ouvrage de Michel Onfray, Décadence. En effet, le raccourci entre christianisme et nazisme en a hérissé plus d’un. Billet d’humeur personnel que nous publions ici. Michel Onfray n’est pas particulièrement connu dans le monde universitaire pour être un parangon de rigueur intellectuelle. On s’en convaincrait facilement en observant l’affection qu’il porte aux conférences solitaires, aux universités qui lui appartiennent et aux débats télévisés où les contradicteurs ne sont pas plus spécialistes que les spectateurs. C’est à se demander si son éditeur le relit. Reconnaissons tout d’abord au profane que l’essayiste a le charme d’une éloquence fleurie et tout le pittoresque d’un bourgeois grasseyant, populaire et périphérique. Michel Onfray, c’est un peu le Jean-Luc Mélenchon de la classe de philosophie. Il semble maîtriser, avec un à-plomb déconcertant, tous les sujets que chacun a fait semblant de comprendre à l’école. Avec lui par exemple, la complexité des modèles théoriques de la physique quantique est tout à coup simple et lumineuse.

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Allemagne, le ni-ni

Un truc que j’ai toujours adoré chez les politiques : c’est leur faculté à ne pas prendre acte, à systématiquement tomber à côté de la plaque. Tenez, ce premier tour des présidentielles : beaucoup estiment que l’avance de Macron dénote le succès incontestable d’une nouvelle façon de faire de la politique. Mais c’est absurde : en réalité, une majorité d’électeurs a en fait voté de façon très pragmatique, et pas vraiment pour lui. La semaine dernière, j’ai fait un meeting à Berlin où j’ai abordé cette question avec mes collègues. Et la plupart d’entre nous avions décidé de voter Macron. Et nous le faisions globalement pour les mêmes motifs. Primo, pour empêcher l’élection de Fillon, qui a prouvé son incroyable bêtise et sa dangerosité lors de cette campagne. Ce n’est pas tant le Penelopegate qui lui a fait du tort, au final : c’est lui-même. Par son incapacité à faire face intelligemment à une crise, il a démontré quel homme il était vraiment : un homme volontiers totalitaire en situation de crise, et totalement incapable de se remettre en cause. Dans la même situation judiciaire, Sarko a à mon sens eu bien plus d’esprit que le supposé candidat de la probité. Ensuite, il y avait le poids du vote utile : pas mal d’entre nous voulions nous dresser face au Front National. Pas mal de gens auraient souhaité voter un autre candidat, mais s’en sont abstenus parce qu’il avait du plomb dans l’aile dans les sondages : les Républicains, évidemment, décrédibilisés par leur candidat dénué de toute logique ; et le PS, en proie à une dissension dont il ne se relèvera peut-être pas (ou très affaibli).
Beaucoup d’électeurs, en réalité, n’ont pas appuyé Macron pour son programme. L’homme est tout de même la perpétuation de Hollande, qui ne brille pas par sa popularité. La seule chose positive qui était dans le programme de Macron, finalement, c’est sa ferveur en l’Europe. En une époque où ce splendide concept est rejeté de toutes parts, il était urgent que le futur président français en soit un fervent apôtre.
Quoi qu’il en soit, j’ai été enchanté par ce meeting: j’ai trouvé l’ambiance vraiment excellente. Je vous mets en lien l’agence qui nous l’a organisé, si vous cherchez une agence événementielle. Plus d’information est disponible sur le site de l’organisateur de ce séminaire en Allemagne. Suivez le lien.

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Un voyage intérieur

On en revient encore et toujours au smartphone, véritable couteau suisse du voyageur nomade. Présentée à Munich en mars dernier, l’application Smile de Lufthansa esquisse le voyage du futur avec une offre de 80 services à la carte qui seront accessibles via le téléphone du voyageur. “La nouvelle application va anticiper les attentes de nos passagers et leur offrir une totale indépendance dans leurs choix, indique Annette Mann, responsable des services clientèle du transporteur allemand. Nos enquêtes constatent que le passager d’aujourd’hui souhaite bénéficier d’un lien technologique, d’un service personnalisé, mais avec une autonomie de décision, raconte-t-elle. Cela correspond aussi à une érosion du produit tel que défini par les classes de voyage. Un passager peut par exemple voyager en affaires sur du long courrier et poursuivre son voyage en classe éco. 37La corruption est perçue par les policiers et les transporteurs comme un acte de solidarité et de survie. Le policier qui perçoit l’argent estime que son acte permet au transporteur de continuer à travailler afin de maintenir son commerce. De même, les chauffeurs et apprentis estiment que leurs transactions avec les policiers permettent à la fois de venir en aide à ces derniers et, aussi, de maintenir leurs activités. La réalité qui en découle, ce sont les retombées socio-économiques de cette pratique sur le bien-être financier de ces personnes. 38Tout au long de nos investigations, il est ressorti qu’au-delà des justificatifs à caractère social (solidarité, entraide, reconnaissance, etc.) les retombées financières se présentent comme une des raisons de la persistance et de la généralisation de la corruption. 39Ainsi, la corruption permet aux transporteurs (propriétaires, chauffeurs et apprentis) d’avoir des revenus qui leur permettent de se prendre en charge. 41À ces acteurs on peut ajouter l’analyse de Jean-François Médard qui fait ressortir le caractère redistributif des gains de la corruption et en justifie son impact sur la pauvreté. « Mais l’intérêt de cette corruption échange-social est qu’elle assure une certaine redistribution. Election présidentielle oblige, Michel Onfray revient également sur le paysage politique français qui a, selon lui, «perdu le sens de l’honneur». En outre, il estime qu’un Jean-Luc Mélenchon et une Marine Le Pen ne pourraient gouverner différemment. Ni «islamo-gauchiste», ni «islamophobe», il revendique une vision athée, l’esprit d’une «gauche libertaire» qui se doit de refuser l’idée reçue, en Occident, selon laquelle le «libéralisme est l’horizon indépassable du politique». Reste-t-il chez lui une lueur d’optimisme pour notre ère ? Peut-être, mais la tâche lui semble ardue face à «25 ans de déculturation par l’école et le journalisme mondain télévisuel dominant» qui ont «éteint le génie populaire». Pour notre civilisation qui serait en phase terminale, il ne reste, selon Michel Onfray, qu’à s’efforcer de disparaître debout et avec élégance. En élevant le débat. En parlant à l’intelligence des citoyens. L’AFA a lancé, en partenariat avec les associations d’élus locaux et le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), une enquête en ligne auprès de 110 000 élus locaux et agents territoriaux. Elle portait sur la connaissance des atteintes au devoir de probité ainsi que sur les mesures de prévention prises par les entités publiques locales. En revanche, les entités du service public local ne déploient pas toujours les mesures susceptibles de prévenir ces infractions. Les mesures générales d’intégrité récemment imposées par la loi n’ont pas encore été totalement déployées : 21,1% seulement des entités disent disposer d’un référent déontologue et 14,3% ont mis en place un dispositif de recueil des alertes internes. Par ailleurs, les mécanismes dont l’efficacité anticorruption a été éprouvée dans d’autres secteurs sont encore peu utilisés. Si l’on parle de prestations sociales, l’argument ne tient pas. La sécurité sociale gère des assurés ; la plupart sont français et si les étrangers en bénéficient aussi, c’est pour la bonne raison qu’ils paient des cotisations, au même titre que les nationaux. Nul privilège dans ce système. Les deux seules prestations sociales spécifiques dont les étrangers bénéficient sont l’AME, qui permet de se faire soigner même si l’on est sans-papiers et le logement d’urgence prévu pour les immigrés. Mais les sommes engagées sont faibles en regard des masses financières de notre système social (même si elles portent sur plusieurs milliards). Michel Onfray veut-il supprimer ces deux types de prestation ? Si oui, qu’il le dise, au lieu de jeter un discrédit général sur la sécurité sociale, accusée de maltraiter les nationaux au profit des étrangers. On verra alors un philosophe venu de l’extrême gauche refuser qu’on soigne les sans-papiers. Onfray est-il sur cette position ? Ou bien se cantonne-t-il dans des généralités approximatives qui créent autour du FN un environnement favorable ? L’un des membres de la rédaction n’a pas vraiment apprécié le dernier ouvrage de Michel Onfray, Décadence. En effet, le raccourci entre christianisme et nazisme en a hérissé plus d’un. Billet d’humeur personnel que nous publions ici. Michel Onfray n’est pas particulièrement connu dans le monde universitaire pour être un parangon de rigueur intellectuelle. On s’en convaincrait facilement en observant l’affection qu’il porte aux conférences solitaires, aux universités qui lui appartiennent et aux débats télévisés où les contradicteurs ne sont pas plus spécialistes que les spectateurs. C’est à se demander si son éditeur le relit. Reconnaissons tout d’abord au profane que l’essayiste a le charme d’une éloquence fleurie et tout le pittoresque d’un bourgeois grasseyant, populaire et périphérique. Michel Onfray, c’est un peu le Jean-Luc Mélenchon de la classe de philosophie. Il semble maîtriser, avec un à-plomb déconcertant, tous les sujets que chacun a fait semblant de comprendre à l’école. Avec lui par exemple, la complexité des modèles théoriques de la physique quantique est tout à coup simple et lumineuse.

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Utiliser de l’hydrogène

L’hydrogène pourrait-il être la clé d’un monde sans carbone? Bien qu’un pourcentage élevé de l’hydrogène actuellement produit provienne de combustibles fossiles, une nouvelle baisse du coût de la production d’hydrogène «vert» sans émissions pourrait accélérer l’utilisation de l’hydrogène dans diverses applications industrielles. Avec l’augmentation de la demande de capacités en énergies renouvelables et la chute des prix, le coût de la production d’hydrogène d’ici 2030 pourrait chuter de 70% par rapport aux niveaux actuels. Selon un récent rapport de Morgan Stanley Research, le gaz vert à l’hydrogène semble être un moyen prometteur de réduire les émissions des procédés industriels existants, de fournir du carburant pour les autobus, les camions et les navires et d’aider les entreprises de services publics à gérer la stabilité du réseau électrique. Alors que l’hydrogène vert doit encore surmonter les obstacles à une adoption généralisée, les avantages d’une réduction globale du carbone pourraient en retirer des avantages dans le monde entier. Une adoption généralisée pourrait initier une révolution de l’hydrogène, en aidant pays et secteurs d’atteindre les objectifs de décarbonisation promis. Une association industrielle suggère que d’ici 2050, l’hydrogène pourrait représenter des ventes annuelles globales de 2 500 milliards de dollars américains, en hausse de 130 milliards de dollars en 2017. Plusieurs industries utilisent déjà l’hydrogène gazeux dans des processus industriels, le plus souvent dans la production d’ammoniac. Les sociétés pétrolières et gazières utilisent également l’hydrogène pour éliminer le soufre des carburants. Mais actuellement, 96% de la production d’hydrogène provient de combustibles fossiles, principalement de méthane, mais également d’autres gaz naturels, d’hydrocarbures liquides et de charbon. Mais l’hydrogène peut également être produit par un processus propre appelé électrolyse de l’eau. Dans cette méthode, un appareil appelé électrolyseur dégénère de l’eau en molécules d’hydrogène et d’oxygène en utilisant un courant électrique provenant de sources renouvelables. Bien que ce processus ne génère pas d’émissions, le coût de l’électricité – près de la moitié du coût du procédé d’électrolyse de l’eau – rend la méthode économiquement sous-optimale à court terme. Toutefois, la disponibilité croissante de sources d’énergie renouvelables, notamment l’énergie solaire et éolienne, pourrait laisser présager une forte baisse du coût de l’électricité au cours de la prochaine décennie. Il en résulterait que la production d’hydrogène deviendrait via le processus d’électrolyse de l’eau propre, une opération beaucoup plus rentable. «Si la demande en énergie renouvelable augmente et que les prix baissent, le coût de la production d’hydrogène d’ici 2030 pourrait chuter de 70% par rapport aux niveaux actuels», a déclaré Carolina Dores, codirectrice de l’équipe Morgan Stanley European Utility. sont des installations de production d’hydrogène construites conjointement avec des parcs éoliens / solaires, afin que les producteurs puissent produire de l’électricité sans encourir de frais de réseau, de taxes ou de droits Une telle diminution signifierait que le coût de la production d’hydrogène vert en 2030 pourrait être proche de celui de la production via le méthane, un procédé beaucoup moins écologique. « Bien que l’hydrogène vert ne soit pas économique aujourd’hui, nous estimons que la parité des prix est possible », a déclaré Dores. « Cependant, le secteur aura besoin d’un large soutien gouvernemental pour se développer grâce à des incitations telles que des exonérations de redevances pour le réseau électrique, un soutien au développement des infrastructures et des normes environnementales plus sévères. » Au milieu de l’occasion Attention Malgré la propreté de sa production par électrolyse, l’hydrogène est inflammable, incolore et inodore, ce qui rend les contrôles de sécurité plus difficiles. Parmi les autres obstacles, citons l’infrastructure limitée pour le stockage et le transport du gaz, l’inefficacité de la consommation d’énergie dans sa production et la nécessité de disposer de grandes quantités d’eau potable pour l’électrolyse. Mais une production d’hydrogène verte moins chère ouvre la porte aux efforts de réduction des émissions de plusieurs industries, augmentant potentiellement sa demande de manière significative dans les décennies à venir. Par exemple, les véhicules pourraient utiliser des piles à combustible pour stocker l’hydrogène qui serait converti en électricité nécessaire à l’électricité. Alors que les piles à combustible à l’hydrogène sont probablement coûteuses pour les voitures particulières par rapport aux véhicules à piles, le fait que les véhicules puissent fonctionner à longue distance sans charge supplémentaire pourrait intéresser les fabricants de camions et de taxis. En attendant, l’utilisation d’hydrogène vert d’ici 2030 pourrait se révéler plus rentable pour les fabricants de produits chimiques dans leur production d’ammoniac, ce qui réduirait les émissions de carbone. Dans la production d’acier, l’hydrogène vert pourrait remplacer le gaz naturel dans le processus de réduction du minerai de fer en fer. Les sociétés pétrolières européennes utilisent déjà environ 2,1 millions de tonnes d’hydrogène par an dans les raffineries pour éliminer le soufre des carburants. Alors que l’investissement initial dans les électrolyseurs pourrait coûter entre 1 et 2 milliards d’euros, la réglementation à venir va encore réduire les niveaux de soufre acceptables dans certains carburants, ce qui rendra le processus encore plus important.

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Évaluations ex-post des politiques d’économie circulaire

Bien que l’Europe soit souvent considérée comme un bon élève des politiques environnementales à l’échelle internationale, elle est restée jusqu’alors plutôt en retrait dans la mise en pratique de l’économie circulaire, à l’exception de quelques pays comme les Pays-Bas ou l’Allemagne. Le Japon est particulièrement avancé dans le bouclage des flux de matières premières, en raison d’une politique ambitieuse de prévention et de recyclage des déchets menée depuis le début des années 1990. Confronté à des contraintes d’espace et de ressources, le Japon a rapidement compris la nécessité de faire transiter son économie vers la circularité. Les politiques amorcées ont été considérablement renforcées au début des années 2000 via des lois de promotion de l’efficacité d’utilisation des ressources, visant à développer une « Sound Material-Cycle Society ». La réglementation met l’accent sur le développement des 3R (reduce, reuse, recycle) et s’est traduite par la mise en place de plans pluriannuels d’amélioration de l’efficacité des ressources ainsi que par un nombre important de lois sectorielles contraignantes. La généralisation de l’écoconception est la priorité de ces plans. Cette politique japonaise ambitieuse n’a pas été un frein à la croissance économique et à l’emploi. Alors que les taux de recyclage atteignent presque 100 % pour les emballages et 95 % pour le béton et le bois de construction, l’étude bilan de 2010 menée par le gouvernement japonais sur la politique des 3R conclut sur la création nette de 120 000 emplois dans le secteur de 2000 à 2007 (qui représente 650 000 emplois au total). Le remanufacturing, concept qui reste peu développé en France, consiste en la production d’un produit neuf à partir de pièces détachées de produits du même type en fin de vie. Il se distingue du recyclage, puisqu’il ne s’agit pas d’une simple récupération de la matière, et de la réutilisation puisque les produits dont les composantes sont récupérées en vue d’une préparation et d’un réemploi, ne sont plus réparables. L’industrie américaine du remanufacturing est la plus développée. Le rapport dédié à ce sujet de la United States International Trade Commission estime le secteur à 180 000 ETP. Entre 2009 et 2011, le secteur a connu une croissance de 15 %. Le chiffre d’affaire total de l’industrie est passé de 37 à 43 milliards de dollars avec une création nette de 14 000 emplois. Cette dynamique ne semble pas ralentir : une estimation plus récente de l’Automative Parts Remanufacturers Association rapportée par la fondation Ellen MacArthur évalue l’industrie du remanufacturing à un total de 500 000 emplois aux Etats-Unis. Les initiatives européennes d’économie circulaire, bien que plus rares, ont également démontré qu’elles sont vectrices de créations d’emplois. Le projet NISP, qui promeut le développement de l’écologie industrielle en Grande-Bretagne, a permis de créer ou de sauvegarder plus de 10 000 emplois. Plus généralement, la Commission estime que 500 000 personnes travaillent en Europe dans l’industrie du recyclage.

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Conférence RH à Cuba

Dernièrement, j’ai suivi un colloque à Cuba, et j’ai pu noter comme ce genre d’événement pouvait nuire à celui qui n’en connaît pas les usages. C’était en effet le premier colloque d’un collègue qui a été embauché le mois dernier. Et lors des traditionnelles activités qui sont organisées dans ce type d’événement, il n’a pas daigner s’essayer au break dance. Si ça n’est bien sûr pas un crime, c’est tout de même le genre de comportement qui a des conséquences. Pourquoi ? Parce que dans un colloque, le plus important n’est pas tant dans les séances de travail que dans les moments de détente. C’est là, véritablement, que se nouent les relations entre personnes et la réputation de chacun.
Cette personne n’avait sans doute pas envie de faire du break dance, et cela se comprend. Mais en se démarquant ainsi, en refusant d’emblée de participer avec le groupe, ce collègue est devenu en une seconde le rabat-joie de service. Et depuis notre retour, j’ai pu constater qu’il n’est désormais plus le nouveau sympa avec qui on a envie de discuter pendant la pause : c’est désormais le gars qui ne souhaite pas se mélanger aux autres.
S’il y a bien une chose que j’ai apprise au fil des années, c’est que, de manière générale, il ne faut jamais blackbouler les activités mises en place. Il est préférable de tout accepter, même lorsqu’on se sent un peu imbécile de faire du break dance alors qu’on sait à peine danser le slow. Mais c’est important si l’on veut être bien intégré dans l’équipe. La personne qui regimbe fait certes preuve de personnalité, mais elle s’exclut de la vie du groupe. Refuser de participer aux jeux peut paraître insignifiant, mais cela a des répercussions bien réelle.
Il faut bien comprendre que dans un colloque, les collègues ne deviennent pas pour autant des amis. On peut se divertir mais il faut surveiller son image. Parce que le moindre écart est remarqué, et notamment le moindre refus. J’ai vu des collègues se mordre les doigts pendant des années suite ce genre d’écart. Parce qu’à cause de ces écarts momentanés, ils avaient été durablement mis à l’écart dans le travail.
Pour ma part, je me suis essayé au break dance, et si je me suis pas mal ridiculisé à ce moment (comme tous les autres, fort heureusement), j’ai dans l’ensemble bien apprécié ce colloque. 🙂 Retrouvez toutes les infos sur ce séminaire entreprise à Cuba en suivant le lien.

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Dépenses de santé croissantes non liées à l’amélioration de la santé

En prévention, les sommes mobilisées sont loin d’être négligeables comme l’indique une étude publiée en juillet 2006, réalisée à partir des Comptes nationaux de la santé de 2002 : la France consacre 10,5 milliards d’euros à la prévention, soit 6,4 % de ses dépenses de santé. Ainsi que le relève la Conférence nationale de santé dans son avis du 22 mars 2007, « Plus que son montant, c’est l’absence de stratégies évaluées en promotion de la santé, élaborées et organisées avec le système de soin et avec l’ensemble des acteurs concernés en dehors du soin qui réduit l’efficacité de la dépense globale de prévention. » L’attraction exercée par les grandes métropoles prive progressivement les populations des zones suburbaines ou rurales écartées d’accès aux soins car les professionnels s’y trouvent inexorablement attirés du fait d’infrastructures de meilleure qualité dans tous les domaines, culturels, de transports, de loisirs ou sanitaires. Certaines zones géographiques sont sous dotées en terme d’offre de soins et parfois totalement dépourvues d’une offre de soins à tarif opposable. Elles contribuent à renvoyer les personnes en demande de soins vers l’hôpital public et, en son sein, vers les urgences. Ces territoires, à découvert d’une offre utile, viennent renchérir encore l’accès aux soins pour une population alors contrainte d’ajouter des frais de déplacement parfois considérables au prix des consultations et des traitements. Ainsi que le fait remarquer le Dr TARPIN de Espace Généraliste sur les 14 millions de passage par an dans les services d’urgence, 11 millions sont injustifiés et ne relèvent pas des urgences dont 8,8 millions ont lieu pendant les heures ouvrables et 50% de ces patients ont des symptômes depuis plus de 48h. C’est une illustration de la négation de la prévention laquelle repose sur le dialogue avec un professionnel qui connaît le contexte de ce milieu dans lequel évolue la personne. Il en résulte une dépense considérable d’examens qui ne seraient pas nécessaires si le patient était vu dans son milieu ou porteur d’un dossier médical aux informations sûres. Le principe de précaution et la judiciarisation de l’exercice médical, de surcroît, interdit aux urgentistes d’effectuer sereinement le premier métier de l’urgence qui consiste à trier les patients selon le degré de risque. Le défaut de connaissance réduit les critères d’éviction des urgences. En outre, la tarification à l’activité peut générer, plus ou moins consciemment, des examens inadéquats dans le but non d’aider au diagnostic mais de justifier la présence de matériels coûteux et de soutenir l’activité de l’hôpital pour lui procurer les revenus dont il manquerait. Les territoires où l’offre publique hospitalière est désormais insuffisante, faute de praticiens, contribuent à l’augmentation de la dépense mais surtout au renoncement aux soins et à l’entrée tardive et coûteuse dans le système, génératrice de handicaps, d’incapacités et de mortalité prématurée évitable. Le coût des groupes homogènes de séjour est, par exemple, beaucoup plus élevé à l’hôpital AVICENNE en Seine-Saint-Denis ou dans les quartiers Nord de Marseille. S’y ajoutent les indemnités pour perte d’activité ou incapacité.